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13.05.2020

Mon enfant fait « des caprices », que faire ?

Par Marie Costa

Extrait du livre 100 idées pour éviter les punitions

 « Ce caprice doit prendre à nos yeux l’importance d’un problème à résoudre, d’une énigme à déchiffrer. »

Maria Montessori

Que se passe-t-il ?

Lorsque l’enfant refuse de rendre un jouet, hurle pour obtenir ce qu’il souhaite, se met en colère et se roule par terre… Les parents se retrouvent très souvent démunis et désemparés. « Que dois-je faire ? », « Pourquoi fait-il cela ? »

Rassurez-vous : tous les enfants peuvent avoir ce genre de réaction lorsque leurs parents ne souscrivent pas à leur envie soudaine. L’enfant cherche à satisfaire un désir, mais se heurte alors à la réalité.

Gérer ses frustrations, ça s’apprend avec le temps et l’enfant veut « tout de suite » sans en mesurer les conséquences. Il n’a pas la patience, la capacité et la maturité d’exprimer ce qu’il souhaite et l’adulte n’a pas toujours les clés pour comprendre ses réactions.

Il est alors difficile pour le parent de garder son calme et de tenter de comprendre ce que veut dire l’enfant par ces différentes attitudes ; et la facilité est de parler de caprice.

Comment résoudre l’énigme ?

En attendant, voici des idées pour mieux gérer ces moments délicats :

1. Que veut-il me faire comprendre ? Prendre quelques instants pour se poser la question. Que dit-il ? Que veut-il ? Et ensuite, pourquoi fait-il cette demande ? A-t-il besoin de quelque chose ? A-t-il faim, soif ? Est-il fatigué ? A-t-il besoin de mon attention ? De mon affection ? A-t-il besoin de prendre l’air ? De bouger ? De changer d’activité ? Besoin de s’affirmer ? De donner son avis ? De faire un choix ?

2. La partie du cerveau qui contrôle nos émotions ne commence sa maturité que vers 5 ans. L’adulte est capable de discernement, de prise de distance, de raisonnement lorsqu’il est confronté à une peur ou une difficulté. L’enfant lui n’a pas la possibilité de se rassurer, de s’apaiser, de réfléchir ou de trouver des solutions pour améliorer sa situation. Il va vivre intensément tout ce qu’il ressent et ses réactions seront démesurées ou incontrôlables.

3. Son cerveau sera mature vers 25 ans seulement : cette immaturité peut se traduire par une mauvaise compréhension des consignes, un oubli de la règle d’un jour sur l’autre, une impossibilité de réguler ses émotions.

Des idées pour mieux réagir.

1. S’assurer que la consigne est bien comprise

• L’interroger pour l’aider à réfléchir : « Je donne un seul bonbon à chaque enfant ! As-tu déjà mangé un bonbon ? Est-il possible d’en manger deux ? »

• Remettre les choses dans leur contexte : « Regarde par la fenêtre, quel temps fait-il aujourd’hui ? Oui, tu as raison, il neige. Comment doit-on s’habiller lorsqu’il fait froid ? » En laissant l’enfant observer et réfléchir, l’adulte va lui permettre peu à peu de discerner, d’analyser et de trouver des solutions par lui-même.

• Rappeler ce que vous attendez de lui : « Lorsque ta soeur joue avec une de tes voitures, tu peux en prendre une autre dans la caisse pour jouer avec elle. »

2. L’aider à gérer ses émotions

• Par la parole : « Tu sembles fatigué(e) par ta longue journée passée à l’école », « Je vois qu’il y a quelque chose qui te contrarie, veux-tu m’en parler ? »

• Par un geste tendre : un regard bienveillant, une main posée sur son épaule, un câlin… peuvent réduire la pression et aider l’enfant à un retour au calme et à la raison.

• Distinguer ses envies de ses besoins : « Tu aimerais bien manger ce gâteau, tu as certainement faim, il est bientôt l’heure de se mettre à table. Nous le garderons pour le dessert. »

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