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11.05.2018

La dyslexie et l’engagement parental indispensable

Par Anne-Marie Montarnal.

Extrait du livre Mon enfant est dyslexique.

Lorsque les parents apprennent que leur enfant présente un trouble spécifique d’apprentissage, ils sont dans une situation comparable à celle d’une personne à qui on demanderait de faire un tour du monde à la voile en solitaire alors qu’elle n’a jamais posé le pied sur le pont d’un bateau.

Elle exigerait, avant de partir de pouvoir prendre le temps de connaître le maniement du bateau et des voiles, de savoir apprécier la direction du vent et des courants marins, etc.
Or les parents d’enfants dyslexiques sont immédiatement embarqués, malgré eux : afin de pouvoir aider leur enfant, ils sont dans l’obligation de se dépêcher, d’apprendre leur nouveau « métier » de parents d’enfant Dys, et d’accéder aux connaissances leur permettant de comprendre son fonctionnement particulier.

Nous ne décrirons pas ici les difficultés de l’élève dyslexique, nous rappellerons simplement que les élèves dyslexiques partagent un certain nombre de difficultés
qui les pénalisent dans l’apprentissage de l’écrit, et que ces difficultés varient dans leur répartition et leur intensité d’une personne à l’autre. Chaque cas est unique. Les Anglais ont cette jolie formule : « Il y a autant de sortes de dyslexiques que de roses » , (ou de variétés de camélias pour les Nantais).

C’est dire combien il est important d’observer avec précision votre enfant pour découvrir ses difficultés particulières. Selon le niveau de l’élève, vous noterez peut-être :
• des confusions dans les sons et le tracé des lettres ;
• sa façon particulière de lire ou de comprendre la lecture ;
• sa vitesse de lecture lente ou hésitante ;• ses difficultés pour orthographier correctement ;
• ses difficultés pour s’exprimer par écrit ;
• des difficultés dans sa gestion du temps – la notion de durée est de toute façon difficile à acquérir pour l’enfant –, l’effort qu’il doit faire pour être à l’heure…
• des difficultés à s’organiser pour gérer ce qu’il doit faire, que ce soit pour faire ses devoirs ou pratiquer des activités de loisir ;
• des difficultés à gérer l’espace, que ce soit pour disposer un devoir sur une feuille de papier, ou pour se retrouver dans un lieu public comme l’école ou le collège ;
• des difficultés avec la contrainte de respecter un certain ordre dans ses devoirs, ou pour organiser une séquence : il connaîtra les noms des différentes couches de l’écorce terrestre mais ne les récitera pas dans le bon ordre. Il aura des difficultés pour se repérer dans son emploi du temps en début de classe de 6e ;
• des difficultés pour mémoriser, qu’il s’agisse :
– de la mémoire à court terme (il aura oublié ce que
vous venez de lui demander mais, au fait, faisait-il
attention ?) ;
– de la mémoire de travail, lorsqu’il apprend une leçon pour la réciter ou l’appliquer le lendemain en classe ;
– de la mémoire à long terme : ce qu’il sait le lundi, le sait-il encore la semaine suivante ?
• une difficulté à « automatiser » un certain nombre de notions apprises, comme mettre un s au pluriel des noms et des adjectifs…

 

Photo : pixabay.com

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