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8.07.2020

Peut-on définir la « dyscalculie » aujourd’hui ?

Par Isabelle Causse-Mergui & Josiane Hélayel

Extrait du livre 100 idées pour aider les élèves « dyscalculiques »

Pour des raisons diverses, de nombreux élèves connaissent dès l’école élémentaire des difficultés dans le domaine du calcul. Cela peut aller du simple ennui à une véritable terreur de cet apprentissage et une phobie des nombres.

Face à ces situations, on peut mettre en cause le système scolaire lui-même à travers ses programmes ou ses habitudes pédagogiques. Toutefois, dans bien des cas, l’instauration d’un soutien personnalisé ou le suivi de séances de remédiation permettront à l’élève de combler ses lacunes, et de sortir des difficultés provisoires qui le gênaient dans ses apprentissages.

Cependant, pour d’autres élèves, qualifiés de « dyscalculiques », les difficultés se révèlent plus sévères. Malgré tous leurs efforts, ceux de leur famille et ceux de leurs enseignants, les difficultés s’installent dans la durée et ces élèves se trouvent dans l’incapacité de faire fonctionner de manière autonome les techniques de base dans le domaine numérique. Les deux grands troubles d’apprentissage désignés par les termes de dyslexie et de dyscalculie ont été découverts au même moment au début du xxe siècle, mais depuis, les troubles des aptitudes numériques ont fait l’objet de beaucoup moins d’études que ceux concernant les troubles du langage et de la lecture. Aujourd’hui encore, le terme même de « dyscalculie », plus d’un siècle après son apparition, ne fait toujours pas l’objet d’une définition unanimement admise.

L’origine des « troubles du calcul » dont souffre l’élève dyscalculique est sujette à des interprétations très diverses, ce qui complique d’autant la mise en oeuvre de véritables tests d’évaluation et celle de protocoles-types de « rééducation ».

Source photo : skitterphoto.com

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