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28.04.2020

La dyspraxie et les devoirs à la maison

Par Amanda Kirby et Lynne Peters

Extrait du livre 100 idées pour aider les élèves dyspraxiques

À la sortie de l’école, les enfants dyspraxiques sont plus fatigués que leurs camarades car, toute la journée, ils ont été obligés de produire un effort plus important pour accomplir le même volume de travail : ce qui est automatique pour les autres demande à l’enfant dyspraxique d’activer constamment des stratégies compensatoires, coûteuses en énergie.

Dans ces conditions, les devoirs à la maison peuvent paraître une tâche insurmontable à l’enfant, et devenir une source de disputes quotidiennes avec les parents.

Essayez de réduire le volume des devoirs à faire à la maison.

Un bon moyen de réduire le volume du travail écrit à faire à la maison est de fournir à l’enfant une feuille de questions qui ne nécessitent que de courtes réponses, un simple mot si possible. Par ailleurs, acceptez que ce soit un des parents qui transcrive les réponses données oralement par l’enfant.

Si possible, laissez l’enfant enregistrer sa rédaction au lieu de le contraindre à la mettre par écrit. Cela lui donnera davantage de liberté et lui permettra d’être plus motivé et plus créatif. Le plus souvent, les enfants dyspraxiques se contentent de rédactions courtes, très allusives car l’écriture leur demande beaucoup d’efforts. Ils seront plus habiles oralement et pourront se révéler alors pertinents et inventifs.

Les contacts des enfants dyspraxiques avec leurs camarades sont assez limités. Même s’ils ont mal compris les consignes ou s’ils n’ont pas pu noter l’intégralité de la liste des devoirs à faire, ils risquent d’hésiter à faire appel à un camarade et à demander de l’aide. Proposez des solutions qui permettent de contourner cette difficulté, et faites des parents des « camarades pour les devoirs à la maison » ; en particulier, faites en sorte qu’ils sachent qui contacter en cas de question ou de doute sur les devoirs à faire.

Enfin, il est efficace de faire prendre la liste des devoirs par un adulte (par exemple l’AVS) ; en effet, l’enfant pourra alors mieux suivre la leçon sans avoir en même temps à écrire les instructions, ou s’obnubiler excessivement sur la fin du cours au lieu d’écouter.

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